Le futur visage de la ligne B se dévoile

Comment la future ligne de tramway métamorphosera les villes qu’elle traversera ? Le Tram de Tours vous dévoile en avant-première de nouveaux visuels permettant de comprendre la manière dont ce nouvel axe fort s’insérera dans son environnement. De La Riche à Chambray-lès-Tours en passant par Tours, voyage en 2026.

Que l’on soit à Monconseil, place de la Gare ou dans le quartier de La Rabière, ces lieux semblent toujours avoir été tels qu’ils sont désormais. Il est parfois difficile de se rappeler à quel point la première ligne a transformé les villes de Tours et de Joué-lès-Tours le long de ses 15 kilomètres. Le tramway n’est pas seulement un moyen de transport, il est également un puissant outil d’urbanisme.

7 ans et demi après l’inauguration de ce premier axe, la barre est haute pour la seconde ligne de Tours Métropole Val de Loire. De nouveaux visuels nous permettent d’imaginer le visage des 3 villes qui seront traversées à l’horizon 2026 : La Riche, Tours et Chambray-lès-Tours.

La Riche, un centre-ville métamorphosé

Actuellement au coeur de tous les débats, la rue de la Mairie à La Riche devrait connaître une importante mue dans les années à venir. Toutes les maisons actuellement situées dans la partie sud de cet axe, une quarantaine, seront détruites. La vue d’artiste laisse présager qu’elles seront remplacées par des immeubles. Cet élargissement doit permettre le maintien de 2 voies de circulation automobile, des trottoirs et l’insertion d’une piste cyclable. Notons que cette dernière présentera des discontinuités sur sa partie nord. Comme nous le constatons sur l’image de synthèse de la future station “La Pléiade”, les cyclistes devront partager la route avec les automobilistes entre la rue Ronsard et Léon Bourgeois.

La place du Général Leclerc, située devant la mairie, va elle aussi être profondément réorganisée. Des arbres seront plantés, les voies de circulation seront déplacées et l’actuel rond-point disparaitra. Les plus observateurs relèveront que les immeubles de la rue de la Mairie voués à la destruction figurent tout de même sur cette esquisse.

En route pour Tours, le tramway traversa le futur écoquartier du Plessis Botanique. A terme, il accueillera 2500 habitants. Une station sera implantée dans l’avenue Pierre Mendès France qui sera prolongée jusqu’à la rue d’Entraigues.

Tours, le végétal et le vélo à la loupe

La première station de la ville de Tours sera celle du CHRU Bretonneau, bien que le site hospitalier soit situé à près de 400 mètres de là. L’entrée sud du Jardin Botanique présentera un nouveau visage. La rue d’Entraigues sera mise en sens unique tandis que l’imposante canopée existante disparaitra pour laisser place à des arbres de moindre ampleur.

La ligne B tournera ensuite pour emprunter sur 350 mètres le boulevard Tonnellé sur une plateforme minérale. Le double-sens automobile sera maintenu, mais les aménagements cyclables seront aux abonnés absents malgré le caractère structurant de cet axe. Là aussi, les cyclistes n’auront d’autre choix que de rouler au milieu du trafic.

Même constat rue Michel Baugé, dont seul le sens de circulation ouest-est sera maintenu. La place Hélène Bouchet, à l’entrée du futur quartier Beaumont-Chauveau, sera totalement requalifiée et pourrait donner lieu à la création d’un jardin public comme le suggère ce croquis.

Autre place promise à de profonds changements, la place Rabelais. Sur la partie est, le jardin Andrée-Chedid – datant du milieu des années 1960 et baptisé ainsi en 2016 – laissera place à un stationnement de 30 places. A l’ouest, une esplanade piétonne sera créée à proximité de l’école et du collège.

Autre point de crispation, l’insertion du tramway boulevard Béranger – et son impact sur les arbres – est l’objet de toutes les attentions. Comme prévu, la rangée extérieure sera abattue, mais le mail devra être conservé. Les esquisses et les images de synthèse n’ont pas de quoi rassurer les défenseurs du mail arboré. On y voit des spécimens situés extrêmement près de la plateforme. D’autres se retrouvent même être incorporés au quai de la future station “Cité de la Gastronomie”. La présence de la ligne aérienne de contact en secteur sauvegardé interpelle également. Quant au marché aux fleurs, il semble inspirer les artistes qui l’ont représenté sous différents angles.

Une fois la ligne raccordée à celle existante à hauteur de la place Jean Jaurès, elle circulera sur un truc commun jusqu’à la station Verdun. Avenue de Grammont, elle se dirigera ensuite vers le quartier des Fontaines au niveau de l’actuel parking-relais de la piscine du Lac. Le gymnase, la mairie et l’église seront desservis. Dans le cadre de la réhabilitation du site de l’ESCEM par Icade, la rue Léo Delibes sera déplacée et positionnée dans le prolongement de la rue de Saussure. Une station, baptisée “Fontaines”, et de nouveaux immeubles seront construits.

A la sortie de ce futur site, le parc – jadis orné d’une fontaine centrale et aujourd’hui davantage proche du no man’s land – devrait laisser place à environ 90 jardins familiaux. Le pont enjambant le carrefour de l’Alouette sera utilisé par le tram afin qu’il réalise l’ascension du coteau. Cette emprise sera partagée avec une voie verte.

Avenue de Bordeaux, l’actuel site propre de la ligne de bus à haut niveau de service 2 Tempo laissera sa place à une plateforme végétalisée.

Chambray-lès-Tours, quand le tram s’invite à la campagne

Nous terminons cette exploration illustrée de la future ligne B à Chambray-lès-Tours, route de Loches, où nous voyons ici une rame se diriger vers l’hôpital Trousseau. Comme ce visuel l’illustre parfaitement, le potentiel de desserte de cette zone boisée est extrêmement faible. Seule la création d’un parking-relais à la sortie du boulevard périphérique semble justifier ce prolongement de 2,5 kilomètres dont le coût dépassera tout de même les 60 millions d’euros.

Pour découvrir l’ensemble du projet, rendez-vous sur notre page “Ligne B”.

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3 réflexions au sujet de « Le futur visage de la ligne B se dévoile »

  1. Au cours d’une récente rencontre l’adjoint au maire de LaRiche en charge de l’urbanisme affirmait, je cite : « rue de la mairie, l’idée c’est d’empêcher toute opération de promotion qui ferait arriver des immeubles, comme ça au hasard. Il prétend que l’exemple de l’avenue Maginot à servi de leçon au SMT : « pour minimiser l’impact foncier et pénaliser le minimum de propriétaires le choix d’une voie mixte a été fait. Or la sortie des véhicules des propriétés s’est révélée dangereuse ; les promoteurs sont arrivés, ont tout racheté toutes les maisons et construit des collectifs. Aujourd’hui c’est une catastrophe ! »
    Or vous dies « Toutes les maisons actuellement situées dans la partie sud de cet axe, une quarantaine, seront détruites. La vue d’artiste laisse présager qu’elles seront remplacées par des immeubles. »
    Qu’en sera-t-il réellement ?

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